
À El Jadida, le patrimoine équestre marocain se raconte avec panache. Présidée par Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, la cérémonie d’ouverture de la 17ᵉ édition du Salon du Cheval a donné le ton d’un rendez-vous où la noblesse du geste rencontre l’excellence sportive, où la mémoire des traditions dialogue avec les ambitions d’un Maroc résolument tourné vers l’avenir.

Entre faste maîtrisé, beauté des montures et art équestre, immersion au cœur d’une manifestation qui célèbre autant une passion nationale qu’un certain art de vivre marocain. À El Jadida, dans l’écrin du Parc d’expositions Mohammed VI, le cheval incarne cette mémoire vivante qui relie les générations, les territoires et les sensibilités.

Le 12 octobre 2026, la présence de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan à la cérémonie officielle d’ouverture de la 17ᵉ édition du Salon du Cheval a conféré à l’événement une résonance particulière. Organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette manifestation s’inscrit au cœur d’un patrimoine que le Royaume cultive avec une attention constante : celui de la tradition équestre, de ses codes, de ses savoir-faire et de son rayonnement.

Dans la sobriété du cérémonial, la précision des gestes et la solennité de l’accueil, se dessinait une certaine idée du prestige marocain. Un prestige qui ne tient pas seulement à l’apparat, mais à la profondeur d’une histoire, à la transmission d’un héritage et à la capacité de faire vivre une tradition dans son époque.
La visite du Prince Héritier, à travers les espaces institutionnels, culturels et professionnels du Salon, a placé au premier plan la diversité de cet univers. Derrière la beauté des chevaux et l’éclat des démonstrations se révèlent en effet une filière, des métiers, des femmes et des hommes, ainsi qu’un ensemble de connaissances qui participent à la richesse du patrimoine national.
À El Jadida, le cheval est une passion. Il est aussi un langage culturel. Dans l’imaginaire marocain, le cheval occupe une place singulière. Il évoque la noblesse, la maîtrise, la fidélité à une tradition et une certaine conception de l’excellence. Sa silhouette accompagne les grandes heures de l’histoire du Royaume, tandis que les arts équestres continuent de nourrir son identité culturelle.

La présence de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan au Salon d’El Jadida prend place dans cette continuité. Elle accompagne la mise en lumière d’un patrimoine qui ne se limite pas à la préservation de pratiques anciennes, mais qui se construit également à travers la formation, la compétition, l’innovation et la transmission.
Au fil de la visite, les espaces dédiés aux institutions, aux artisans, aux éleveurs, aux régions du Royaume et aux jeunes visiteurs ont révélé les multiples visages du monde équestre. Des savoir-faire ancestraux aux métiers spécialisés, du spectacle à la pédagogie, le Salon compose un panorama où chaque discipline participe à une même histoire.
La halte au village des enfants illustre notamment cette volonté de faire découvrir le cheval aux nouvelles générations. Car un patrimoine ne demeure vivant que s’il se partage, s’apprend et se réinvente sans perdre son âme.

Dans cette rencontre entre représentation institutionnelle et transmission culturelle, le Salon rappelle que le prestige d’une tradition réside aussi dans sa capacité à traverser le temps.
Il suffit parfois d’un silence avant le départ, d’un mouvement parfaitement accordé ou de l’éclat d’une fantasia pour comprendre que la Tbourida dépasse largement le cadre d’une performance équestre. À El Jadida, elle déploie toute sa puissance visuelle et symbolique. Les cavaliers, vêtus de leurs tenues traditionnelles, avancent dans une chorégraphie collective où la discipline, la synchronisation et la maîtrise des montures composent un spectacle d’une rare intensité.
Les 18 sorbas représentant les différentes régions du Royaume donnent à cette édition une dimension profondément nationale. Chaque formation porte avec elle un héritage régional, une esthétique, des gestes transmis et une manière singulière d’habiter la tradition.


Les harnachements, les selles, les costumes et la préparation des chevaux témoignent d’un savoir-faire où la fonctionnalité rejoint l’art. La beauté n’y est jamais gratuite : elle naît de la précision, de la cohérence du mouvement et de la maîtrise collective.
Inscrite en 2021 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, la Tbourida demeure l’une des expressions les plus emblématiques de la culture marocaine. La présence du Prince Héritier au spectacle des sorbas, suivie d’une photographie souvenir avec les moqaddems des 18 formations, a souligné la place de cette discipline dans le paysage culturel du Royaume.
Pour un regard franco-marocain, la Tbourida offre également une lecture fascinante de l’art de vivre marocain : un équilibre entre la beauté du geste, le respect des codes et l’attachement à une mémoire collective. Une tradition spectaculaire, certes, mais surtout profondément enracinée.


À la beauté du patrimoine répond l’exigence du sport de haut niveau.
L’édition 2026 marque une étape importante avec le passage du Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de saut d’obstacles au niveau CSI 5*-W. Cette évolution inscrit davantage le rendez-vous d’El Jadida dans le paysage international de la compétition équestre.
Dans l’arène, le spectacle repose sur une alchimie subtile. Le cavalier anticipe, la monture répond, la trajectoire se dessine dans un équilibre où la puissance ne suffit jamais sans la précision. Le saut d’obstacles est une discipline de maîtrise et de confiance, où la performance se construit dans les détails. Cette dimension sportive ouvre de nouvelles perspectives pour le Maroc : renforcer son attractivité, offrir une scène de premier plan aux cavaliers et contribuer au développement de la filière équestre.

Elle révèle aussi une affinité naturelle entre deux univers souvent associés à l’art de vivre haut de gamme : le sport d’excellence et l’univers du cheval. Tous deux partagent une culture de la préparation, une attention extrême aux détails et une recherche constante de justesse.
À El Jadida, cette exigence internationale ne se substitue pas à la tradition. Elle la prolonge autrement, dans un dialogue entre héritage national et ouverture sur le monde.
Le luxe authentique ne se résume ni à l’éclat ni à la démonstration. Il se reconnaît à la qualité des matières, à la précision d’un geste, à la permanence d’un savoir-faire et à l’histoire que porte chaque objet. Le monde équestre marocain en offre une illustration singulière.
Dans le travail du cuir, l’ornementation des harnachements, la sellerie traditionnelle et la préparation des montures, se dessine une esthétique qui associe utilité, beauté et transmission. Les métiers liés au cheval mobilisent des compétences spécialisées dont la valeur repose autant sur la technique que sur l’expérience.
Le Salon permet de découvrir cette richesse artisanale et professionnelle dans toute sa diversité. Il donne à voir les coulisses d’un univers où la qualité se construit dans la durée, à travers la précision des gestes et la connaissance intime de l’animal.
Cette approche entre naturellement en résonance avec l’univers du luxe contemporain, qui redécouvre la valeur des pièces façonnées avec soin, des métiers rares et des patrimoines authentiques.
Pour le public français comme pour le public marocain, le cheval constitue ainsi une porte d’entrée vers une culture où l’artisanat, l’élégance et la mémoire occupent une place essentielle.
Le véritable raffinement ne consiste pas à transformer la tradition en décor. Il consiste à en comprendre le sens.

Derrière les images spectaculaires, le Salon du Cheval révèle également les enjeux d’une filière qui associe élevage, médecine vétérinaire, maréchalerie, sellerie, formation, enseignement et compétition. Cette diversité de métiers rappelle que le cheval est aussi au cœur d’un écosystème économique et humain. Sa valorisation suppose des compétences, des infrastructures, des investissements et une attention particulière portée au bien-être animal.
Les conférences, les rencontres professionnelles et les espaces de formation participent à cette dynamique. Ils favorisent le partage d’expériences et permettent d’aborder les défis du secteur, de la transmission des savoir-faire à la professionnalisation des métiers.

Le thème de cette édition, « Le cheval au service de l’humain », invite précisément à dépasser la seule contemplation. Il interroge la qualité de la relation entre l’homme et l’animal, la responsabilité des professionnels et la place du cheval dans les sociétés contemporaines.
Cette réflexion donne au Salon une portée qui dépasse les frontières. Dans un contexte où le patrimoine, le tourisme culturel et les métiers d’excellence constituent des leviers de valorisation des territoires, El Jadida propose un modèle de rencontre entre tradition, activité économique et ouverture internationale.

Ville de l’Atlantique, El Jadida offre au Salon un cadre singulier. Loin d’être une simple vitrine, elle devient pendant quelques jours le point de rencontre d’un Maroc pluriel, où les héritages régionaux dialoguent avec les pratiques sportives internationales.
Le Parc d’expositions Mohammed VI accueille ainsi des visiteurs aux attentes diverses : amateurs de chevaux, familles, professionnels, passionnés de patrimoine et observateurs de la scène équestre internationale. La force de l’événement tient à cette capacité à réunir les publics sans diluer son identité. La Tbourida y côtoie le saut d’obstacles ; l’artisanat traditionnel rencontre les métiers contemporains ; la transmission culturelle s’associe aux exigences de la compétition. Cette diversité compose une image du Maroc qui intéresse particulièrement les lecteurs d’un magazine franco-marocain de prestige : un pays fidèle à ses racines, attentif à ses savoir-faire et engagé dans une dynamique d’ouverture.

Le cheval devient alors un ambassadeur naturel. Il raconte une histoire singulière, tout en créant des passerelles entre les cultures et les générations.
La 17ᵉ édition du Salon du Cheval d’El Jadida rappelle que certains patrimoines doivent leur force à un équilibre délicat : préserver l’essentiel, tout en laissant place à l’évolution.


La présence de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan lors de la cérémonie d’ouverture, les démonstrations de Tbourida réunissant 18 sorbas et l’évolution du Grand Prix de saut d’obstacles illustrent les différentes dimensions de cette ambition.
L’une relève de la continuité institutionnelle et culturelle. L’autre exprime la vitalité des traditions régionales. La troisième ouvre des perspectives sportives à l’échelle internationale.
Ensemble, elles dessinent le portrait d’un patrimoine qui ne se contente pas de regarder vers son passé.
Dans l’univers équestre, la noblesse se reconnaît à la maîtrise, l’élégance à la justesse, et l’excellence à la capacité de conjuguer tradition et exigence. Autant de valeurs qui donnent au rendez-vous d’El Jadida sa singularité.
Au-delà du spectacle, le Salon célèbre une relation au cheval faite de respect, de savoir-faire et de transmission. Une relation qui traverse l’histoire du Royaume et continue d’enrichir son identité contemporaine. À El Jadida, l’héritage marocain ne se met pas en scène : il se vit, se transmet et se projette vers l’avenir.
Bouchra KIBBOU
#LESALONDUCHEVAL
