
Ce court métrage réalisé par Patrick Attali relate l’histoire d’Olivier, un jeune homme qui se retrouve durant un long séjour en hôpital psychiatrique, Olivier malgré son combat pour la liberté souhaite également ne pas oublier ses anciens amis en leur rendant visite accompagné de son ami journaliste, Gilbert Bouchard afin de suivre leur quotidien dans ce lieu que tant redoutent pour les encourager à prendre leur envol quand le moment sera venu.
L’idée du court métrage vient de Jordan Benarous un acteur lyonnais qui detient le premier rôle d’Olivier dans ce film. Grâce à son immense talent il a pu faire de ce court métrage une œuvre exceptionnelle. Très à l’aise devant la caméra Jordan Benarous demontre aux yeux du public que ses débuts son très prometteur pour la suite de cette incroyable aventure cinématographique orchestrée avec brio par Patrick Attali.

Concernant le synopsis, il s’est inspiré de faits réels concernant un ami à lui qui a vécu la même histoire que dans le film. Cela a profondément marqué Jordan Benarous, qui a voulu tenter de comprendre et mettre en avant les épreuves qui peuvent tous nous arriver un jour dans la vie et changer fondamentalement notre façon de voir la vie et le regard que notre entourage porte sur nous lorsque l’on est amené à franchir les portes d’une institution psychiatrique.

Au départ, Jordan Benarous devait juste apporter son aide en à écrivant le film avec ses propres idées. C’est par hasard qu’il a passé le casting, et là la magie devant la caméra a opéré naturellement, il a dégagé une telle émotion que cela a bluffé l’ensemble de l’équipe et que le choix s’est tourné vers lui pour incarner l’acteur principal de ce film. Il fallait un acteur authentique, avec une émotion intérieure et un grand cœur pour jouer ce rôle, et Jordan Benarous a coché toutes les cases.
Aborder le thème de la santé mentale dans un film est une chose délicate, cela nécessite une grande sensibilité et un respect profond pour les personnes concernées. Le but était d’éviter toute forme de stigmatisation et présenter une image authentique et respectueuse des patients et du personnel surtout. Cela a demandé à toute l’équipe de faire beaucoup de recherches et de consulter des professionnels de la santé mentale pour assurer que la représentation était juste et empathique.
« Pour moi, les hôpitaux psychiatriques sont à l’image de leurs patients : on leur donne de quoi tenir en surface, mais dans le fond, ils sont fragilisés. En effet, chaque patient demande beaucoup d’attention et de soins, choses que les médecins ne peuvent malheureusement pas accorder à chacun. Résultat : ils sont obligés de faire au plus simple et efficace sans chercher en profondeur à régler réellement la situation. C’est comme cacher la poussière sous le tapis, mais je ne peux pas leur en vouloir. C’est tout le fonctionnement des hôpitaux psychiatriques qu’il faudrait revoir et augmenter le budget d’aide à ces institutions.
D’ailleurs nous remercions cet établissement qui a bien voulu nous ouvrir ses portes afin de faire découvrir la vie des patients et l’environnement merveilleux dans lequel ils se trouvent. Il faut dire que c’est assez délicat d’accepter de laisser une équipe de tournage avec ses caméras entrer chez vous. On ne peut que remercier cet hôpital de son accueil chaleureux et féliciter sa formidable équipe pour tout le travail accomplit au quotidien. » Patrick Attali, réalisateur du film.

Lors du tournage, nous avons vraiment pu vivre à 100 % les choses et comprendre à quel point la vie de ces personnes doit être une épreuve de chaque instant. Cela nous a motivés encore plus à leur rendre hommage à travers ce film. Si j’avais un message à travers ce court métrage, ce serait tout simplement de ne pas rester seul, il faut osez parler de vos problèmes. Car à plusieurs, c’est toujours plus facile d’affronter nos démons.
Patrick Attali nous confie avec beaucoup d’émotions que son co-réalisateur Thibaut Michel a eu des périodes vraiment très difficiles dans sa vie et a vécu des situations semblables à ce que l’on peut voir dans le film. Grâce à dieu il s’en est sorti, et c’est cela aussi qui nous a permis de nous inspirer de son histoire bouleversante et d’écrire un scénario sur mesure, qui soit des plus réalistes et personnels. Il ajoute également que lui et Thibaut Michel sommes comme des frères et qu’il l’admire vraiment d’avoir pu traverser toutes ces épreuves avec force, courage et détermination.
« Je pense sincèrement que la période Covid a fragilisé la santé mentale de la population mondiale. Les guerres et attentats actuels font que les gens ont peur de ce qui peut arriver dans le futur. De plus, malgré les réseaux sociaux, on n’a jamais été si peu entouré. Les gens se referment sur eux-mêmes dans leur mal-être. La télé et les réseaux ont tendance à faire du bourrage de crâne et à accentuer ce mal-être. Alors oui, je pense que les hôpitaux psychiatriques vont plutôt se remplir. » Nous confie Patrick Attali.

Soulignons qu’au départ il s’agissait d’un film de 20 minutes qui s’est transformé en 40 minutes grâce à toute l’émotion de nos acteurs lors des scènes tournées, et il nous semblait impensable de couper au montage ces moments incroyables de cinéma. Nous voulions que nos spectateurs ne perde pas une seule minute de ce film afin de les plonger réellement dans l’univers de la psychiatrie et qu’ils puissent ressentir les états d’âme des personnages afin d’avoir une vision juste des choses dont ils ignorent complètement.


Passionné de cinéma, Patrick Attali est un grand réalisateur, en 2016 il fonde sa société Nema 777 et marque une grande page dans l’histoire du cinéma avec son 3ème film Entre deux monde.
Il nous confie que ses réalisateurs favoris sont : Tarantino et Martin Scorsese. Quand à ses trois films préférés :Les figures de l’ombre, Heat, Unsung Hero.
« Dans la vie, ce n’est pas la destination qui importe, mais le voyage. » Patrick Attali

Si vous êtes malade et que vous cherchez de l’aide, alors le fait de se rendre dans un hôpital psychiatrique ne peut être que bénéfique pour les individus concernés. Mais si, comme notre personnage du film Jordan Benarous, vous êtes obligé d’y entrer, alors cela peut être dangereux en effet. La première étape d’une guérison, c’est de prendre conscience qu’on a un problème. Et pour certains, c’est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.
Avec Jordan et Thibaut, nous avons l’impression d’avoir réussi notre objectif avec ce film, mais il reste encore beaucoup de choses à dire sur ce sujet, et le public lors des avant-premières nous a tous demandé d’en faire un film. Alors, je pense en effet qu’il est probable que prochainement, nous puissions en faire un long métformeage. » Patrick Attali


« Merci de nous aider à mettre en lumière ce sujet qui est encore assez tabou. On ne veut pas voir les malades. Les gens détournent le regard alors que c’est une réalité que les pathologies mentales sont nombreuses et variées et qu’il ne faut pas dénigrer ceux qui en souffrent. Tout le monde a le droit d’être soigné, accompagné et d’être aimé surtout dans cette vie. » Patrick Attali
Bouchra KIBBOU
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