
Pour sa dixième édition, Taste of Paris a retrouvé le Grand Palais et offert à la capitale quatre jours d’effervescence gastronomique. Plus de 80 chefs, pâtissiers, jeunes talents et artisans y ont fait dialoguer haute cuisine, création contemporaine et art de vivre. Une édition anniversaire qui raconte, mieux qu’un long discours, ce que Paris aime aujourd’hui manger.
Il y a des lieux qui donnent immédiatement une autre dimension aux choses. Le Grand Palais est de ceux-là.

Sous son immense verrière, la lumière parisienne possède quelque chose de théâtral. Elle glisse sur les structures métalliques, accroche les tables, les assiettes, les verres, les gestes précis des cuisiniers. Pendant quatre jours, du 21 au 24 mai 2026, cette architecture monumentale a changé de vocation pour devenir l’une des scènes gastronomiques les plus désirables de Paris.

Pour sa dixième édition, Taste of Paris n’a pas simplement organisé un festival culinaire. Il a proposé une certaine vision de la capitale : cosmopolite, généreuse, exigeante, curieuse, mais surtout profondément attachée au plaisir. Plus de 80 chefs, figures étoilées, talents émergents et grands noms de la pâtisserie ont investi la nef avec leurs cuisines éphémères.

Le principe, désormais familier aux habitués du rendez-vous, conserve toute sa force : permettre au public de goûter les signatures de grandes maisons sous la forme de créations individuelles, dans une atmosphère qui tient autant du festival que du grand restaurant.
Et c’est précisément là que réside le charme de Taste of Paris. Pendant quelques heures, la haute gastronomie cesse d’être une destination. Elle devient un parcours.

Le Grand Palais comme écrin, Paris comme inspiration. Il fallait un décor à la hauteur de cette dixième édition.
Le choix du Grand Palais ne relève pas seulement du prestige. La nef offre à Taste of Paris une spectaculaire respiration. Contrairement à la salle traditionnelle d’un restaurant, elle permet au regard de circuler, de découvrir, de comparer, de s’arrêter. La gastronomie devient presque architecture.
À mesure que l’on avance, les univers se répondent. Ici, une cuisine contemporaine. Plus loin, une proposition inspirée du voyage. Quelques mètres plus loin encore, un dessert sophistiqué ou un produit d’exception présenté avec la précision d’un objet précieux.

La scénographie crée ainsi une expérience inhabituelle : le visiteur n’est plus seulement assis devant une table, il compose son propre itinéraire gastronomique.
C’est peut-être l’une des évolutions les plus intéressantes de la haute cuisine contemporaine. Le luxe n’est plus nécessairement associé à la formalité. Il peut être mobile, spontané, partagé. Il peut tenir dans une bouchée parfaitement exécutée, dans une rencontre avec un chef, dans la découverte d’un producteur ou dans une conversation improvisée autour d’un comptoir.

Taste of Paris l’a parfaitement compris.
Le festival proposait des sessions de journée, de 11 h 30 à 16 h, et des sessions du soir, de 19 h à 23 h 30, donnant à chacun la possibilité d’imaginer sa propre manière de vivre l’événement.
Une constellation de chefs pour célébrer dix années de gastronomie. Pour un anniversaire aussi symbolique, le casting se devait d’être à la hauteur.

Taste of Paris fonctionne alors comme un miroir de cette nouvelle capitale gastronomique.
Une capitale qui demeure attachée au beurre, aux sauces, au pain, aux grands produits et aux gestes classiques, mais qui n’a plus peur de regarder au-delà de ses frontières.
La haute gastronomie, version dégustation
L’un des grands mérites de Taste of Paris tient à son format. Dans un restaurant gastronomique, l’expérience repose sur un menu, un rythme, un service et une succession pensée par le chef. Au festival, le rapport est différent. Le visiteur devient son propre directeur de salle. Il choisit, goûte et revient. Cette liberté transforme la manière d’aborder la gastronomie.

Une bouchée devient une invitation. Deux plats peuvent se succéder sans logique apparente et pourtant construire une expérience cohérente. Un dessert peut arriver avant une entrée. Une création végétale peut être suivie d’une spécialité généreuse. On picore, on partage, on compare.
Les créations étaient proposées en format dégustation, avec des tarifs annoncés autour de quelques euros par proposition selon les sources et les offres du festival.
Cette accessibilité participe directement à l’ADN de Taste of Paris : rapprocher le public des grands chefs et rendre la découverte gastronomique plus immédiate.

Mais l’édition 2026 montre surtout qu’il n’a pas renoncé à évoluer. Le festival reste fidèle à son idée originelle rapprocher les grands chefs du public tout en élargissant constamment le récit autour de la gastronomie.

Plus de 80 chefs, une scène pâtissière affirmée, des producteurs, des ateliers, des masterclasses, de la musique, des expériences premium : l’ensemble compose désormais bien davantage qu’un salon gastronomique.

C’est une célébration de l’art de vivre.
Et sous la verrière du Grand Palais, cette célébration trouve un décor presque naturel.
Parce que Paris possède cette capacité unique à transformer un repas en événement, une adresse en destination et une bouchée en souvenir.
Une décennie après sa création, Taste of Paris semble avoir atteint une forme de maturité.
L’événement connaît son identité, son public et sa place dans le calendrier parisien. Mais l’édition 2026 montre surtout qu’il n’a pas renoncé à évoluer.
Le festival reste fidèle à son idée originelle — rapprocher les grands chefs du public — tout en élargissant constamment le récit autour de la gastronomie.
C’est une célébration de l’art de vivre.
Et sous la verrière du Grand Palais, cette célébration trouve un décor presque naturel.
Parce que Paris possède cette capacité unique à transformer un repas en événement, une adresse en destination et une bouchée en souvenir.
Taste of Paris 2026 l’a rappelé avec éclat.
Pendant quatre jours, la capitale a offert un condensé de ce qu’elle sait faire de mieux : réunir l’excellence et la curiosité, la tradition et l’audace, la grande cuisine et le plaisir immédiat.

À la sortie du Grand Palais, il reste parfois un parfum, une texture, le souvenir d’une assiette ou d’un dessert. Mais surtout une impression.
Celle d’avoir traversé, le temps de quelques heures, une certaine idée du Paris gastronomique.
Un Paris qui ne regarde plus seulement son glorieux passé. Un Paris qui cuisine le présent. Et qui, déjà, imagine le prochain chapitre.

Taste of Paris 2026 l’a rappelé avec éclat.
Pendant quatre jours, la capitale a offert un condensé de ce qu’elle sait faire de mieux : réunir l’excellence et la curiosité, la tradition et l’audace, la grande cuisine et le plaisir immédiat.
Bouchra KIBBOU
#TASTEOFPARIS
